Comme tourneurs sur bois, on s’expose à toute sorte d’épreuves de vie. Notre matériau de choix est vivant et de cette vie découle plusieurs autres vies qui sont supportées par le maître: le bois. Comme tourneur, j’ai évité une pièce projetée par le tour car mes réflexes sont bien aiguisés par l’expérience. Le danger nous inspire un respect pour la force physique, mais il existe aussi au niveau microscopique. On peut se dire qu’on peut s’exercer les réflexes de façon à éviter le « lançage », mais comment éviter les « lancés » qu’on ne voit pas.

Un article paru récemment dans le journal de l’ATBQ m’a fourni une solution à un de ces risques de santé: la protection des poumons. On se croit protégé par les masques, mais sont-ils réellement efficaces? Je me disais qu’un masque, c’est un masque. Mais grâce à cet article, j’ai maintenant le moyen d’éviter un autre problème physique, une autre infection des poumons.

Je porte toujours une protection quand je sable mes pièces. Ceci est primordial d’après les articles qu’on publie sur la question. Mais je pense maintenant au polissage de mes pièces et à mes difficultés a respirer après le polissage alors que, puisque j’ai bien porté mon masque, ma respiration devrait être normale. En fait, le polissage s’avère aussi dangereux que le sablage et même d’avantage, car la poussière créée est plus fine mais aussi nocive. Après avoir lu l’article, j’ai essayé le masque 3M décrit et je peux vous avouer que ça fait toute la différence. J’ai fini la pièce sans aucun problème respiratoire. Même si mes lunettes deviennent embrouillées à cause de ce masque!

Un gros merci pour cet article! Ces conseils pourront peut-être prolonger un peu ma vie de tourneur.