Un gabarit multi-usage

J’aime les gabarits, mais je n’aime pas le fait qu’ils ne sont habituellement que des gabarits négatifs. C’est-à-dire que la forme de la pièce est découpée
dans le gabarit et est donc manquante. De plus, marquer les distances sur le gabarit, c’est bien pratique, mais il faut que j’aie une règle avec le gabarit. 
Ça diminue l’utilité du gabarit. Je peux toujours ajouter une règle sur le gabarit, mais ce n’est pas beaucoup plus pratique pour moi. 
J’ai défini que mes gabarits devaient avoir les caractéristiques suivantes :

les dimensions requises pour le cylindre dégrossi (longueur et largeur maximale de la pièce finale). Utile pour trouver le morceau de bois requis.
Les repères à tracer sur le cylindre dans le haut du gabarit,
les dimensions des différentes « saignées »
le négatif de la pièce qui peut être reporté sur le cylindre en cours d’exécution
la forme de la pièce finie qui sert aussi de guide de dimension

Mes gabarits sont faits dans du carton de boite de céréales. Un carton solide et bon marché, car il vient avec les céréales.

Pour vous éviter une longue explication probablement assez difficile à suivre, je vous fais un plan. Les lignes continues sont des lignes de coupe et la section hachurée est retournée au recyclage. Après tout, c’est bien de là que j’ai pris la boîte de céréales.

Sur le plan, vous pouvez voir que le gabarit est en trois morceaux. Je colle les trois morceaux ensemble ce qui me donne trois épaisseurs.

La ligne de repères est dans le haut de la pièce 1. Pour la ligne de repères, une seule épaisseur suffit.

La forme négative et la moitié de l’épaisseur du guide de dimension sont dans le morceau 2. La forme négative doit garder sa forme même quand elle est juxtaposée à la pièce non finie. Et je m’en sers plus souvent. Je crée donc le gabarit négatif avec deux épaisseurs. Je colle le dessus du morceau deux au dessus du morceau un. En d’autres mots, je retourne le morceau avant de le coller pour avoir les deux parties négatives juxtaposées. C’est la raison pour laquelle les flèches sont inversées sur le schéma de montage par rapport au schéma de coupe.

Et la forme positive demande encore plus d’épaisseur pour que je puisse m’en servir comme guide de dimensions. Je place mon guide d’épaisseur (aussi connu sous le nom de caliper) sur le gabarit et je prends la mesure que je peux alors reporter sur la pièce qui tourne pour faire la saignée.

J’espère que ce « petit » truc pourra au moins inspirer les gens à faire leurs propres gabarits.

François Leclerc